La Tour-de-Peilz
Als Zeichen dieser Städtepartnerschaft steht in Thalwil beim Haus Sonnegg die überlebensgrosse Bandeisenskulptur „Arlequin“ und beim Ratshaus in La Tour-de-Peilz eine dreiteilige Bank, die zum Verweilen einlädt. La Tour, sereine et conviviale - un portrait court Sur la route cantonale entre Vevey et Monteux, l’automobiliste pressé franchit sur 2,5 km une commune répondant au nom de La Tour-de-Peilz. Bien qu’il s’agisse de la 11e des villes du canton en taille (10'677 habitants au dernier recensement), elle reste encore largement méconnue des Vaudois. Il faut dire que les habitants du lieu, malgré le sobriquet qu’ils portent (les Boélands), cultivent une certaine discrétion. Ce patronyme - qui viendrait du patois « boéler », crier – ils le revendiquent fièrement, mais à dire vrai, les gens du cru ne sont ni plus ni moins râleurs que leurs voisins du district. En réalité, La Tour-de-Peilz est une commune résidentielle où l’on s’installe volontiers pour y vivre, proche de toutes les commodités mais sans forcément en supporter les aspects négatifs. A ce tableau s’ajoutent quelques perles comme le Port (le plus beau du Léman disent certains), le château qui abrite le Musée suisse du jeu au succès et à la renommée grandissants, le quai qui longe le lac et certains des sites des hauts de la commune où vignes, ciel et montagnes se mélangent encore dans un tableau idyllique. ![]() | ||
![]() Un portrait plus detaillé S’il est un paradoxe dont les habitants de La Tour-de-Peilz semblent s’accommoder avec flegme c’est bien celui de porter un sobriquet « les Boélands », signifiant « les râleurs, les brailleurs » en guise de nom usuel, alors qu’ils vivent dans une cité qui cultive un certain art de vivre empreint de discrétion. Certes, les diverses sources d’explications relatives à l’origine de ce surnom confirment toutes un esprit frondeur, voire une certaine exubérance au travers des époques, qu’il s’agisse des moqueries adressées aux habitants de la résidence baillivale ou des discussions bruyantes des bateliers dans les bistrots du bourg, mais les Boélands d’aujourd’hui ne sont ni plus ni moins vindicatifs que leurs voisins. Une priorité : la qualité de vie Cet art de vivre fait de discrétion qui caractérise celle que l’on appelle communément « La Tour » ne relève pas, comme cela a pu être dit ou écrit, d’un quelconque sentiment d’unicité nourri par une position « d’enclave résidentielle » entre deux voisines réputées aux identités bien établies. En effet, entre Montreux la touristique et Vevey la culturelle au riche passé industriel, La Tour-de-Peilz est la troisième ville de la Riviera avec ses 10'677 habitants. Forte d’un bien précieux, la qualité de vie qu’elle offre à ses citoyens, notre ville vit avec sérénité son rôle de trait d’union au sein d’une région qui se veut pionnière en matière de collaboration intercommunale. Bénéficiant de services publics de qualité, d’établissement scolaires de bonne réputation (y compris le Gymnase de Burier) et d’un cadre de vie verdoyant, à deux pas du lac, la ville connaît une situation favorable à partir de laquelle la Municipalité entend promouvoir un développement graduel et maîtrisé. Hormis quelques grandes parcelles, le territoire communal, qui s’étend des bords du lac à l’autoroute A1 au Nord, n’offre pratiquement plus de terrain constructible. C’est dès lors toute une réflexion qui se fait jour dans le cadre de la mise en place du nouveau Plan général d’affectation. Un développement graduel et maîtrisé L’implantation récente de quartiers d’habitations au chemin de l’Auverney et à la route de Chailly, notamment, ainsi que les projets En Sully, En Béranges et, à plus long terme, En Vassin, ont amené, ou vont amener, nombre de familles à s’installer dans les hauts de la Commune, ce qui n’est pas sans conséquence sur l’organisation scolaire. Le défi auquel se trouve donc confrontée La Tour-de-Peilz est de gérer ce développement de population en veillant à conserver ses conditions d’accueil et d’encadrement favorables, ceci tant dans les écoles qu’au niveau des garderies et des structures para-scolaires ou destinées aux aînés, telles que L’Escale. Le tout, bien entendu, en maintenant un cadre de vie où les espaces verts quadrillent la cité. Ce développement de la commune dans ses zones périphériques ne va pas sans apporter son lot d’interrogations sur le centre-ville. De par sa configuration, l’urbanisation de La Tour-de-Peilz n’a pas dessiné un centre-ville dense. Avec son bourg médiéval et son port en aval de la route cantonale, qui constitue également la Grand-Rue, ainsi qu’une zone commerçante et résidentielle étirée en amont de cet axe routier, le défi qui se présente désormais aux Autorités est de dynamiser le centre-ville. Il s’agit donc d’intégrer à la fois les contraintes d’accessibilité aux commerces et de multiplier les espaces de vie et de rencontre. A cet effet, il est réjouissant de constater que la présence d’un alerte centenaire dans cet espace, le Collège des Marronniers, contribue fortement, avec le Collège des Mousquetaires, à vivifier le quartier. Un Musée de renom dédié au jeu Mais une ville de plus de 10'000 habitants se doit également d’offrir à ses résidents ainsi qu’à ses visiteurs une offre culturelle et une vie associative de qualité. Voilà plus de 20 ans - cet anniversaire a été fêté en 2007 - que le Musée suisse du jeu a élu domicile dans le château racheté en 1979 par la Commune. Cette institution, que l’on dit unique en son genre, voit année après année le nombre de ses visiteurs augmenter, tout comme la richesse de ses collections. Magnifiquement situé au bord du lac, au bout du Quai Roussy qui relie La Tour à Vevey et à l’entrée du port, le Musée offre également toute une palette d’activités liées à la thématique du jeu (www.museedujeu.ch). Cette institution bénéficie d’un important soutien financier de la collectivité appelé à augmenter progressivement ces prochaines années et répond à un contrat de prestations signé avec la Municipalité. Si La Tour-de-Peilz ne dispose plus à l’heure actuelle d’une union des sociétés locales, ces dernières n’en sont pas moins actives. Elles bénéficient, depuis 2007, d’une salle communale - Les Remparts - fraîchement rénovée. En effet, l’édifice datant des années 30 est en pleine réhabilitation. Plus de 7 millions de francs y ont été investis afin de doter la commune d’une salle des fêtes bénéficiant de toute l’infrastructure scénique nécessaire à l’organisation de pièces de théâtre et de spectacles divers. Un patrimoine riche Une des particularités de La Tour-de-Peilz, au-delà du site enchanteur que représente le Port et le vieux Bourg, est de posséder un domaine de plus de 80 hectares situé à l’embouchure du Rhône, sur le territoire de la commune de Noville. Le Domaine du Fort, acquis en 1482, se caractérisait, jusqu’au 18 juillet 2005, par une exploitation de peupliers. Se « caractérisait » car la terrible tempête de grêle qu’a connue la région du Haut-Lac n’a laissé de son passage qu’un héritage fait d’arbres couchés et de troncs brisés. Alors que la zone du Fort est aujourd’hui protégée, et au vu des circonstances, une vaste réflexion sur son avenir s’impose. Plus réjouissant est l’état du vignoble communal, lui aussi victime des intempéries du 18 juillet 2005, mais dont les quelque 3 hectares s’apprêtent à nous fournir un millésime 2006 de grande qualité où les cépages traditionnels que sont le Chasselas, le Pinot noir et le Gamay sont complétés par un Pinot blanc, en attendant le Gamaret. Ce bref tour du propriétaire ne serait pas complet sans mentionner les 106 hectares des alpages de la Grande et de la Petite Bonnavau, des Lyites, de Fontana-David et de Montbrion situés dans la région des Pléiades. Une ville ancrée dans son temps et sa région Certes, les atouts de La Tour-de-Peilz sont nombreux mais cet environnement relativement protégé ne fait pas d’elle une île. Loin de toute robinsonnade, elle s’intègre pleinement dans le processus de régionalisation que connaît la Riviera depuis maintenant plus de 35 ans. Mieux, elle y a joué un rôle moteur sur certains dossiers, en particulier Police Riviera. Confrontées à une vague d’actes d’incivilités et de délinquance en 2005, les Autorités ont rapidement constaté que l’organisation policière voulue par Police 2000 avait péjoré la présence visible, et dissuasive, d’agents sur le terrain. Loin d’envisager un retour à une police municipale, elles optèrent pour une solution régionale et réussirent à fédérer les énergies avec pour résultat l’adoption par les dix communes du district d’un préavis commun créant une police régionale où la notion de proximité se voyait à nouveau placée au centre des préoccupations. En quelques mois, cette structure a fait ses preuves et a permis de diminuer le sentiment d’insécurité. A l’image de la politique de sécurité, La Tour-de-Peilz plaide résolument en faveur de la complémentarité des structures entre les trois villes de la région. L’heure est en effet plus que jamais aux synergies et aux collaborations partout où celles-ci ont un sens et représentent une valeur ajoutée, sans pour autant renoncer au respect de certaines particularités. Sereine, conviviale, accessible et ouverte, voilà quelques qualificatifs qui, mieux que de grandes déclarations, résument le caractère de la cité boélande. |